31 juillet 2009

SolidWorks Enterprise PDM versus SolidWorks Workgroup PDM

Mais quelle est donc la différence entre ces deux produits aux noms étrangement similaire ?

En réalité les différences sont bien plus nombreuses que les points communs, tant au niveau technique que fonctionnel.

Côté points communs, tous deux permettent de gérer les documents produits, qui ne se limitent pas aux seuls documents CAO. Tous deux étaient à l’origine des produits partenaires SolidWorks rachetés par Dassault Systèmes, ce qui explique leurs différences d’architecture.

SolidWorks Workgroup PDM (Workgroup) est extrêmement simple à mettre en place, en particulier parce qu’il n’utilise pas de système de base de données. Il est destiné à être utilisé par une équipe de taille restreinte (Dassault Systèmes conseille un maximum de 10 utilisateurs, nous serions encore plus prudents avec un maximum de 6 utilisateurs) basée sur un seul site et pour des projets nécessitant que peu de travail collaboratif.

Les métadonnées, comme le numéro de pièce, la description…, sont enregistrées dans un fichier texte par révision de document. Ainsi pour rechercher une information Workgroup doit rechercher dans l’ensemble de ces fichiers texte, en s’appuyant sur le service d’indexation de Windows. On comprend donc aisément que les performances de recherche peuvent se dégrader lorsque le coffre contient un grand nombre de documents, et que l’utilisation de Workgroup doit donc être restreinte à des projets de petite taille.


SolidWorks Enterprise PDM intègre un outil graphique d'édition de flux de travail.


En contrepartie de cette extrême simplicité, les fonctionnalités attendues d’un PDM sont basiques : la gestion des révisions est uniquement manuelle, les fonctionnalités de Workflow sont limitées, en particulier en termes de sécurité et de validation, et il n’existe pas de gestion de nomenclature. L’utilisation est par ailleurs limitée à un seul site : il n’existe pas de possibilité de réplication. Enfin, bien que permettant la gestion de fichiers AutoCad, Workgroup n’est intégré qu’à SolidWorks.

SolidWorks Enterprise PDM (EPDM) est aussi un produit simple à mettre en place, mais il nécessite un peu plus de formation et de configuration. Toutefois, en comparaison des autres PDM du marché, il est bien plus facile à installer et à administrer.

EPDM utilise Microsoft SQL Server pour stocker les métadonnées. SQL Server est une base de données robuste et évolutive qui est largement utilisée pour des applications industrielles comme les ERP, MRP, CRM ainsi que les autres systèmes de PDM. Le but principal d’une base de données est de stocker et de récupérer des données et d’être optimisée pour la recherche. Les métadonnées EPDM sont donc stockées dans des tables de la base de données et peuvent être récupérées plus rapidement que lors d’une recherche par le biais de fichiers.

EPDM est disponible en architecture 32 et 64 bits, pour le client et pour l’application serveur. Cela permet au serveur de base de données SQL d’utiliser de grandes quantités de mémoire vive (RAM) pour accroître les performances alors que Workgroup est limité à 2 Go de RAM. En outre, le service de base de données SQL peut utiliser plusieurs processeurs et plusieurs de cœurs de processeur.

Enfin, EPDM amène toutes les fonctionnalités pouvant être attendues d’un véritable SGDT (Système de Gestion de Données Techniques) comme un système de workflow complètement paramétrable à l’aide d’une interface graphique, la gestion des nomenclatures, l’utilisation de modèles de dossiers et de documents automatisés ainsi qu’un système de réplication permettant une utilisation multi sites.